Identifier les vers blancs et les larves du sol

Mis à jour le 16 octobre 2026

On retourne une plate-bande, et la voilà, dodue, blanche et enroulée comme un croissant. Ravageur ou auxiliaire ? Tout dépend de qui se cache là.

Le sol du jardin abrite les larves d'une bonne douzaine de coléoptères, papillons, tipules et moucherons. Beaucoup se ressemblent à s'y méprendre. Certaines rongent les racines du gazon, des légumes et des vivaces, d'autres transforment les feuilles mortes et le bois pourri en un humus de première qualité. Qui lutte sans regarder de près touche vite aussi les mauvaises cibles. Même face à un vrai ravageur, une identification précise est payante, car seul le bon moyen agit. Les nématodes utiles sont spécialisés dans certaines larves. Les vers blancs du hanneton commun ne se combattent pas avec les mêmes nématodes que ceux du hanneton horticole ou les larves d'otiorhynque, et le meilleur moment pour agir varie lui aussi d'une espèce à l'autre.

Quelques caractéristiques simples suffisent pour identifier soi-même les habitants du sol les plus fréquents, sans études de biologie. Pour chaque espèce, on trouve en outre ce qui aide vraiment et quels animaux donnent volontiers un coup de main au jardin.

Identifier les vers blancs grâce au test de déplacement

Les vers blancs sont les larves des scarabéidés. Parmi eux figurent le hanneton commun, le hanneton de la Saint-Jean, le hanneton horticole, le scarabée japonais et la cétoine. Leurs larves se ressemblent étonnamment. Elles sont blanches à crème, courbées en forme de C et possèdent une capsule céphalique brune et trois paires de pattes. La taille n'aide que partiellement, car un jeune ver blanc de hanneton commun n'est pas plus grand qu'un ver blanc adulte de hanneton horticole.

La façon de se déplacer en dit davantage. On pose la larve sur une surface lisse, par exemple une assiette, un carreau ou une planche, et on l'observe pendant une minute.

  • Si elle se retourne sur le dos et avance en ondulant, il s'agit très probablement d'une cétoine. Sa larve est plus épaisse à l'arrière qu'à l'avant et n'a que de courtes pattes. Elle a sa place au compost, où elle transforme les déchets végétaux en humus.
  • Si elle reste couchée sur le côté, recourbée, c'est l'indice d'un hanneton commun. Ses vers blancs sont les plus grands du gazon, atteignent 6,5 cm de long et ont de longues pattes robustes.
  • Si elle s'éloigne en marchant sur ses pattes, il peut s'agir du hanneton de la Saint-Jean, du hanneton horticole ou du scarabée japonais. Pour savoir de quelle espèce il s'agit, on regarde l'extrémité de l'abdomen ou on se souvient des coléoptères qui ont volé au-dessus du gazon les étés précédents.

Le test n'est pas totalement fiable, car toutes les larves ne suivent pas le manuel. Il vaut donc la peine de tenir compte aussi de la forme du corps et du lieu de découverte. Une grosse larve dans le compost est presque toujours une cétoine, une larve sous une tache brune du gazon plutôt un hanneton commun, un hanneton de la Saint-Jean ou un hanneton horticole.

Regarder l'extrémité de l'abdomen

Seul le dernier segment du corps permet d'identifier les vers blancs avec certitude. Sur sa face inférieure se trouve l'orifice anal, précédé de petites épines et de soies. Leur forme et leur disposition diffèrent d'une espèce à l'autre. On tient la larve entre le pouce et l'index, on l'étire doucement hors de sa forme en C et on examine l'extrémité de l'abdomen à la loupe ou avec le zoom de l'appareil photo du téléphone.

  • Un orifice anal arqué comme une bouche souriante, le «smiley», et des soies éparses caractérisent le hanneton horticole.
  • Un orifice anal transversal précédé de deux rangées d'épines formant ensemble un V caractérise le scarabée japonais. Une telle découverte doit être signalée au service phytosanitaire cantonal.
  • Un orifice anal en forme de Y, l'«étoile Mercedes», caractérise le hanneton de la Saint-Jean. Ses deux courtes rangées d'épines sont entièrement entourées de soies.
  • Un orifice anal transversal avec deux longues rangées d'épines qui dépassent du champ de soies caractérise le hanneton commun.

Les coléoptères eux-mêmes fournissent un deuxième indice. Le hanneton commun essaime en avril et en mai au crépuscule, le hanneton horticole en mai et en juin par journées ensoleillées et le hanneton de la Saint-Jean de mi-juin à mi-juillet, environ une heure après le coucher du soleil. Les vers blancs présents dans le sol proviennent le plus souvent de l'espèce qui y a volé. Chez le hanneton commun, ce vol peut remonter à trois ou quatre ans, car ses vers blancs vivent aussi longtemps dans le sol.

Une larve sans pattes n'est pas un ver blanc. De petites larves blanches sans pattes à tête brune dans les pots et les plates-bandes sont le plus souvent des larves d'otiorhynque, des larves grises sans pattes dans le gazon le plus souvent des larves de tipule.

Toutes les larves du sol en un coup d'œil

Larve Taille Signe distinctif Où Nuisible ?
Cétoine (ver blanc) jusqu'à 50 mm se retourne le plus souvent sur le dos, plus épais à l'arrière, pattes courtes compost, paillis, plate-bande surélevée le plus souvent utile
Courtilière (jeune) 20–35 mm comme un petit grillon avec des pattes fouisseuses potager, gazon oui, galeries et racines rongées
Hanneton commun (ver blanc) jusqu'à 65 mm reste le plus souvent couché sur le côté, longues pattes robustes gazon, prairie, arbres fruitiers et d'ornement oui, dégâts importants aux racines
Hanneton de la Saint-Jean (ver blanc) jusqu'à 45 mm marche sur ses pattes, orifice anal en Y gazon tondu court, Plateau oui, racines du gazon
Hanneton horticole (ver blanc) jusqu'à 20 mm marche sur ses pattes, orifice anal en «smiley» gazons et prairies, surtout entre 1000 et 1500 m oui, racines du gazon
Hépiale (chenille) 20–50 mm blanchâtre, tête brune, fausses pattes salades, carottes oui
Otiorhynque (larve) jusqu'à 12 mm sans pattes, courbée vers le ventre, tête brune pots, plates-bandes, plates-bandes surélevées, pas dans le gazon oui, racines rongées
Scarabée japonais (ver blanc) jusqu'à 30 mm marche sur ses pattes, épines en V gazons, prairies, plates-bandes oui, à déclarer
Sciaride (larve) 3 mm blanc vitreux, tête noire terreau, plantes d'intérieur oui, sur les jeunes plantes
Tipule des prairies (larve) jusqu'à 45 mm grise, sans pattes, «masque grimaçant» à l'extrémité gazon, prairie oui
Ver fil de fer jusqu'à 25 mm jaunâtre, allongé, dur, petites pattes plates-bandes après le retournement d'une prairie oui, pommes de terre, carottes
Ver gris jusqu'à 50 mm gris-brun, s'enroule au toucher potager, salades oui, actif la nuit

Quand larves et adultes se nourrissent au jardin

Chez certaines espèces, seule la larve se nourrit, chez d'autres l'adulte aussi. Le hanneton de la Saint-Jean adulte est inoffensif, son ver blanc ne l'est pas. Chez le hanneton horticole, les deux se nourrissent, mais à des moments différents. Qui sait quand chaque stade est actif agit au bon moment et s'épargne des mesures inutiles.

Ravageur Stade janv. févr. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc.
Hanneton commun Adulte       ● ●              
Ver blanc       ● ● ● ● ● ● ●    
Hanneton de la Saint-Jean Adulte           ○ ○          
Ver blanc       ● ● ● ● ● ● ●    
Hanneton horticole Adulte         ● ●            
Ver blanc       ● ●     ● ● ●    
Otiorhynque Adulte         ● ● ● ●        
Larve     ● ● ●     ● ● ● ●  
Scarabée japonais Adulte         ● ● ● ●        
Ver blanc       ● ●     ● ● ●    
Tipule des prairies Adulte               ○ ○ ○    
Larve     ● ● ●       ● ● ●  
Ver fil de fer (taupin) Adulte       ○ ○ ○ ○          
Larve       ● ● ●   ● ● ●    
Ver gris (noctuelle) Adulte         ○ ○ ○ ○ ○      
Chenille         ● ● ● ● ●      

● se nourrit et cause des dégâts, ○ présent, mais inoffensif

Les cercles vides sont une bonne nouvelle. Qui découvre au début de l'été un hanneton de la Saint-Jean ou un taupin, en été une noctuelle ou à la fin de l'été une tipule n'a rien à entreprendre. Les adultes eux-mêmes ne causent pas de dégâts, ce qui compte, c'est ce que leurs larves feront plus tard dans le sol. Toutes les indications sont des valeurs indicatives pour le Plateau. En altitude et après un printemps froid, tout se décale de quelques semaines.

Reconnaître le ver blanc de la cétoine (Cetoniinae)

Rosenkäfer, metallisch grün glänzend | © Andermatt Biogarten AG

L'adulte

  • Taille : env. 15–20 mm
  • Signes distinctifs : reflets métalliques intenses, vert à vert doré
  • Dégâts : fleurs rongées, le plus souvent sans importance
  • Période de vol : par journées chaudes et ensoleillées de mai à août
Rosenkäfer-Engerling, hinten dicker als vorne, Nützling im Kompost | © Andermatt Biogarten AG

Le ver blanc

  • Taille : jusqu'à 50 mm
  • Signes distinctifs : se retourne le plus souvent sur le dos sur une surface lisse ; plus épais à l'arrière qu'à l'avant, pattes courtes
  • Dégâts : le plus souvent utile, décompose les déchets végétaux dans le compost ; ne ronge les racines qu'en cas de présence massive dans les pots et les plates-bandes surélevées
  • Cycle : 2–3 ans
Erdkröte, natürliche Fressfeindin von Rosenkäfer-Engerlingen | © Andermatt Biogarten AG

Prédateurs naturels

  • Mammifères : musaraignes, hérisson, taupe
  • Oiseaux : mésanges, pics, étourneaux, grives
  • Amphibiens : grenouilles, crapauds, tritons

Que faire des vers blancs de la cétoine ?

Le mieux est de ne rien faire. Les vers blancs de la cétoine sont les pros du compost parmi les larves et transforment les déchets végétaux en humus. Les coléoptères aux reflets métalliques grignotent plus tard un peu les fleurs, mais ne causent guère de dégâts.

  • Remettre dans le compost les larves trouvées en le retournant.
  • Si elles apparaissent en masse dans des pots ou des plates-bandes surélevées, tamiser le compost et couvrir la surface d'une toile de paillage ou de disques de paillage en laine de mouton.

Reconnaître le ver blanc du hanneton commun (Melolontha melolontha)

Maikäfer mit braunen Flügeldecken und weissen Dreiecksflecken an der Seite | © Andermatt Biogarten AG

L'adulte

  • Taille : env. 20–30 mm
  • Signes distinctifs : taches blanches triangulaires sur les côtés ; élytres bruns
  • Dégâts : mange les feuilles des feuillus, rarement les pommes
  • Période de vol : au crépuscule d'avril à mai
Maikäfer-Engerling, der grösste Engerling im Rasen | © Andermatt Biogarten AG

Le ver blanc

  • Taille : jusqu'à 65 mm
  • Signes distinctifs : reste couché sur le côté, recourbé, sur une surface lisse ; orifice anal transversal, deux longues rangées d'épines dépassent du champ de soies
  • Dégâts : ronge fortement les racines, les tubercules et les rhizomes des plantes cultivées, du gazon et des prairies ; présent jusqu'en altitude
  • Cycle : 3–4 ans
Rabenkrähe, natürliche Fressfeindin von Maikäfer-Engerlingen | © Andermatt Biogarten AG

Prédateurs naturels

  • Mammifères : chauves-souris, sangliers, blaireaux
  • Oiseaux : chouettes, corneilles, rapaces, pics verts, merles
  • Amphibiens : grenouilles, crapauds, tritons
  • Insectes : lithobies, carabes

Que faire contre les vers blancs du hanneton commun ?

Le hanneton commun vole en grand nombre tous les trois à quatre ans selon les régions. Les femelles pondent leurs œufs dans le sol, et à l'automne qui suit le vol, les vers blancs sont encore jeunes et sensibles. C'est précisément à ce moment que les nématodes agissent le mieux.

  • Épandre Melonem à l'arrosoir, par une température du sol d'au moins 14 °C. Garder ensuite le sol humide pendant 14 jours.
  • Répéter le traitement les années suivantes pour en augmenter l'effet.
  • Un gazon retourné est contrariant, mais aussi bon signe. Corneilles, pics verts et blaireaux viennent y chercher les vers blancs.

Reconnaître le ver blanc du hanneton de la Saint-Jean (Amphimallon solstitiale)

Junikäfer mit hellbraunem, behaartem Halsschild | © Andermatt Biogarten AG

L'adulte

  • Taille : env. 14–20 mm
  • Signes distinctifs : ressemble au hanneton commun, pronotum brun clair ; pronotum et élytres densément poilus
  • Dégâts : aucun
  • Période de vol : par soirées chaudes en juin et en juillet
Junikäfer-Engerling, weiss mit brauner Kopfkapsel | © Andermatt Biogarten AG

Le ver blanc

  • Taille : jusqu'à 45 mm
  • Signes distinctifs : marche sur ses pattes sur une surface lisse ; orifice anal en Y («étoile Mercedes»)
  • Dégâts : ronge les racines du gazon et des plantes de prairie, apprécie les gazons tondus court ; sur le Plateau
  • Cycle : 2–3 ans
Mauereidechse mit einem erbeuteten Junikäfer im Maul | © Andermatt Biogarten AG

Prédateurs naturels

  • Mammifères : hérissons, blaireaux, chauves-souris, taupe
  • Oiseaux : corneilles, étourneaux, mésanges, huppe fasciée
  • Reptiles : lézards
  • Amphibiens : grenouilles, crapauds
  • Insectes : guêpes et mouches parasitoïdes

Que faire contre les vers blancs du hanneton de la Saint-Jean ?

Le hanneton de la Saint-Jean affectionne les gazons tondus court du Plateau. Ses vers blancs rongent les racines de l'herbe jusqu'à ce que le gazon se soulève comme un tapis.

  • Les jeunes vers blancs sont les plus sensibles. Ils éclosent après le vol de juin et de juillet et se nourrissent près de la surface à partir d'août. Toute mesure est donc la plus efficace à la fin de l'été de l'année de vol.
  • Là où l'on retourne de toute façon la terre, par exemple pour aménager un nouveau gazon ou une plate-bande, cela vaut la peine de le faire entre août et fin septembre. Les vers blancs se trouvent alors encore près de la surface, et le travail du sol les atteint.

Reconnaître le ver blanc du hanneton horticole (Phyllopertha horticola)

Gartenlaubkäfer mit braunen Flügeldecken und metallisch-grünem Halsschild | © Andermatt Biogarten AG

L'adulte

  • Taille : env. 8–12 mm
  • Signes distinctifs : élytres bruns, pronotum vert métallique
  • Dégâts : feuilles rongées sur les vivaces et les arbustes bas
  • Période de vol : vol massif par matinées ensoleillées en mai et en juin
Gartenlaubkäfer-Engerling, weiss mit brauner Kopfkapsel | © Andermatt Biogarten AG

Prédateurs naturels

  • Mammifères : hérissons, musaraignes, chauves-souris, taupes
  • Oiseaux : merles, mésanges, étourneaux
  • Amphibiens : grenouilles, crapauds
  • Insectes : carabes, guêpes parasitoïdes, staphylins
Igel, natürlicher Fressfeind von Gartenlaubkäfer-Engerlingen | © Andermatt Biogarten AG

Prédateurs naturels

  • Mammifères : hérissons, musaraignes, chauves-souris, taupes
  • Oiseaux : merles, mésanges, étourneaux
  • Amphibiens : grenouilles, crapauds
  • Insectes : carabes, guêpes parasitoïdes, staphylins

Que faire contre les vers blancs du hanneton horticole ?

  • Épandre les nématodes Galanem à l'arrosoir de juillet à septembre, par une température du sol d'au moins 12 °C. Garder ensuite le sol humide pendant 10 jours. Les nématodes pénètrent dans les vers blancs, qui cessent de se nourrir au bout de quelques jours et meurent.
  • Pendant le vol massif en mai et en juin, le piège Phyllotrap attire les adultes grâce à une substance odorante et les capture.

Reconnaître la larve d'otiorhynque (Otiorhynchus sulcatus)

Gefurchter Dickmaulrüssler, ausgewachsener Käfer | © Andermatt Biogarten AG

L'adulte

  • Taille : env. 10 mm
  • Signes distinctifs : de couleur sombre
  • Dégâts : morsures typiques en forme d'encoches sur les feuilles de plantes plutôt coriaces, fraisiers, vigne, etc.
  • Actif : de mai à août, la nuit ; ne vole pas
Dickmaulrüssler-Larve, weiss und beinlos mit brauner Kopfkapsel | © Andermatt Biogarten AG

La larve

  • Taille : jusqu'à 12 mm
  • Signes distinctifs : blanchâtre avec une capsule céphalique brune, sans pattes, courbée vers le ventre
  • Dégâts : ronge les racines des plantes en pot, en plate-bande et en plate-bande surélevée ; pas dans le gazon
  • Cycle : 1 an
Amsel, natürliche Fressfeindin des Dickmaulrüsslers | © Andermatt Biogarten AG

Prédateurs naturels

  • Mammifères : hérisson, taupe, musaraignes
  • Oiseaux : merles, grives, étourneaux
  • Amphibiens : crapauds communs
  • Insectes : carabes, guêpes parasitoïdes

Que faire contre l'otiorhynque ?

  • Combattre les larves avec des nématodes, au printemps et en automne. Meginem Pro agit dès 12 °C de température du sol, Meginem Cold dès 8 °C.
  • Contre les adultes, la planche ColeoStop aide en complément.
  • Les dégâts et le mode de vie sont décrits dans le portrait de l'otiorhynque.

Reconnaître le ver blanc du scarabée japonais (Popillia japonica)

Japankäfer mit kupfernen Flügeldecken und weissen Haarbüscheln | © Andermatt Biogarten AG

L'adulte

  • Taille : env. 8–12 mm
  • Signes distinctifs : élytres cuivrés, pronotum vert métallique, cinq touffes de poils blanches de chaque côté et deux à l'extrémité de l'abdomen
  • Dégâts : mange les feuilles, les fleurs et les fruits de presque toutes les plantes
  • Actif : de fin mai à fin août
Japankäfer-Engerling, weiss mit brauner Kopfkapsel | © Andermatt Biogarten AG

Le ver blanc

  • Taille : jusqu'à 30 mm
  • Signes distinctifs : marche sur ses pattes ; orifice anal transversal, précédé de deux rangées d'épines en V
  • Dégâts : ronge les racines du gazon et des plantes de prairie
  • Cycle : 1–2 ans
Spitzmaus, natürliche Fressfeindin von Japankäfer-Engerlingen | © Andermatt Biogarten AG

Prédateurs naturels

  • Mammifères : musaraignes, taupes
  • Oiseaux : diverses espèces d'oiseaux
  • Insectes : carabes
  • Limites : Ils réduisent la population, mais ne peuvent pas empêcher sa propagation de manière fiable. Les nématodes aident en complément contre les larves.

Scarabée japonais trouvé ? À signaler !

Le scarabée japonais est un nouveau venu invasif et un organisme de quarantaine prioritaire en Suisse. Il est soumis à une obligation de déclaration et de lutte. Plus une découverte est connue tôt, mieux on peut freiner sa propagation.

  • Signaler le lieu de découverte avec une photo au service phytosanitaire de son canton. Les zones infestées actuelles sont indiquées par l'Office fédéral de l'agriculture.
  • Combattre les vers blancs avec Galanem, de fin août à début octobre ainsi qu'en avril et en mai. Respecter l'autorisation d'urgence.
  • Le mode de vie et les mesures sont décrits dans le portrait du scarabée japonais.

Reconnaître le ver fil de fer (larve du taupin)

Schnellkäfer, das ausgewachsene Tier des Drahtwurms | © Andermatt Biogarten AG

L'adulte (taupin)

  • Taille : env. 7–10 mm
  • Signes distinctifs : se catapulte en l'air en basculant brusquement la tête vers l'arrière, ce qui produit un claquement
  • Dégâts : mange des fleurs et des feuilles, sans dégâts notables
Drahtwurm, gelbliche Larve des Schnellkäfers | © Andermatt Biogarten AG

La larve (ver fil de fer)

  • Taille : jusqu'à 25 mm
  • Signes distinctifs : jaunâtre, ronde, tête foncée, petites pattes
  • Dégâts : ronge les racines et peut faire dépérir la plante, surtout les fraisiers, les carottes et les pommes de terre après le retournement d'une prairie
  • Cycle : 4–5 ans
Maulwurf, natürlicher Fressfeind von Drahtwürmern | © Andermatt Biogarten AG

Prédateurs naturels

  • Mammifères : hérisson, taupe
  • Oiseaux : poules
  • Reptiles : lézards
  • Insectes : carabes, fourmis

Que faire contre les vers fil de fer ?

Les vers fil de fer vivent quatre à cinq ans dans le sol et apparaissent volontiers là où se trouvait autrefois une prairie. Une vieille astuce de jardinage aide à les ramasser.

  • Enterrer des moitiés de pommes de terre à 5 à 10 cm de profondeur et marquer l'endroit. Les déterrer après quelques jours et retirer les vers fil de fer.
  • Ne pas planter de pommes de terre ni de carottes les premières années après le retournement d'une prairie.
  • Favoriser les carabes et les hérissons, par exemple avec des tas de feuilles et des coins de bois mort.

Autres larves du sol

Tout ce qui rampe dans le sol n'est pas un enfant de coléoptère. Les papillons, les tipules, les grillons et les moucherons pondent eux aussi leurs œufs dans la terre. Le plus simple pour distinguer leurs larves est de regarder les pattes. En plus des trois paires de pattes thoraciques, les chenilles ont des fausses pattes abdominales, tandis que les larves de tipules et de moucherons n'en ont pas du tout.

Erdraupe, grau-braune Raupe eines Eulenfalters | © Andermatt Biogarten AG

Hépiale (Hepialidae)

  • Taille : chenille 20–50 mm
  • Signes distinctifs : blanche à brun clair, tête brune, trois paires de pattes thoraciques et des fausses pattes
  • Dégâts : creuse les racines pivotantes et le collet, souvent sur les salades et les carottes
  • Adulte : papillon de nuit brunâtre à jaunâtre, inoffensif
  • Que faire : retirer les plantes atteintes, ramasser les chenilles, ameublir régulièrement le sol et pailler moins.
Maulwurfsgrille oder Werre mit schaufelartigen Vorderbeinen | © Andermatt Biogarten AG

Ver gris (espèces d'Agrotis)

  • Taille : jusqu'à 50 mm
  • Signes distinctifs : gris-brun à verdâtre, sans poils, s'enroule au toucher
  • Dégâts : ronge la nuit les racines, les feuilles et les fruits des salades et des légumes
  • Adulte : noctuelle active la nuit, gris-brun, inoffensive
  • Que faire : Carponem de fin avril à septembre. Plus d'informations dans le portrait du ver gris.
Trauermücken-Larve, glasig-weiss mit schwarzem Kopf | © Andermatt Biogarten AG

Sciaride (Sciaridae)

  • Taille : larve 3 mm
  • Signes distinctifs : larve vermiforme blanc vitreux à tête noire
  • Dégâts : ronge les racines des plantes d'intérieur et des plantons, les plantes flétrissent
  • Adulte : petit moucheron noir qui s'envole à l'arrosage, inoffensif
  • Que faire : pièges jaunes contre les moucherons, nématodes contre les larves. Plus d'informations dans le portrait des sciarides.
Wiesenschnake (Tipula paludosa) | © Andermatt Biogarten AG

Tipule des prairies (Tipula paludosa)

  • Taille : larve jusqu'à 45 mm
  • Signes distinctifs : grise, sans pattes, cylindrique, prolongements à l'extrémité («masque grimaçant»)
  • Dégâts : ronge les racines du gazon, les germes et les jeunes plantes
  • Adulte : tipule aux longues pattes semblable à un moustique, ne pique pas et est inoffensive
  • Que faire : Carponem de mi-septembre à début octobre. Plus d'informations dans le portrait des tipules.
Wurzelbohrer-Raupe, weisslich mit braunem Kopf | © Andermatt Biogarten AG

Courtilière (Gryllotalpa gryllotalpa)

  • Taille : jeune 20–35 mm, adulte 40–50 mm
  • Signes distinctifs : comme un petit grillon avec des pattes antérieures en forme de pelle pour creuser
  • Dégâts : creuse des galeries et ronge les racines des graminées, des légumes et des plantes ornementales
  • Adulte : aussi nuisible que les jeunes, active de mai à juillet
  • Que faire : Carponem de fin avril à mai.

Tous les vers blancs ne sont pas des méchants

Avant de sortir l'arrosoir rempli de nématodes, un second coup d'œil s'impose. Certaines des plus grosses larves du jardin ne mangent pas de racines vivantes, mais de la matière végétale morte et du bois pourri, qu'elles transforment en humus. Qui les reconnaît et les laisse tranquilles verra peut-être plus tard l'un des plus beaux coléoptères du jardin.

  • Le ver blanc de la cétoine vit dans le compost et se retourne le plus souvent sur le dos sur une surface lisse. L'adulte brille d'un vert doré et visite les fleurs.
  • Le ver blanc de l'oryctès nasicorne est nettement plus grand que tous les vers blancs du gazon et vit dans le compost, les copeaux de bois et le bois pourri. Le mâle porte une corne sur la tête. L'oryctès nasicorne est protégé en Suisse.
  • Le ver blanc du lucane cerf-volant vit plusieurs années dans les souches pourries et les racines, surtout de chênes. Le lucane cerf-volant est lui aussi protégé en Suisse, c'est pourquoi il vaut mieux laisser les vieilles souches en place.
  • Les enchytrées sont de petits vers blancs sans pattes. Proches parents du ver de terre, ils indiquent un sol humide et riche en humus.

En règle générale, une grosse larve dans le compost ou dans du bois pourri est presque toujours un auxiliaire. Une larve dans le gazon ou sur des racines vivantes mérite un examen plus attentif.

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Image du produit pour «Melonem Nématodes»

Contre les larves du hanneton commun

Des nématodes pour lutter biologiquement contre les larves du hanneton commun. Plus efficace au premier stade larvaire du cycle de développement trisannuel des hannetons communs.
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Image du produit pour «Galanem® - Contre les larves du hanneton horticole et scarabée japonais»

Galanem

Des nématodes pour 50m2 pour lutter contre les larves du hanneton horticole et du scarabée japonais dans les pelouses
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Image du produit pour «Phyllotrap» | © Andermatt Biocontrol Suisse AG

Phyllotrap

Contre le hanneton horticole. Les adultes peuvent endommager les fleurs, les feuilles et les fruits de nombreuses variétés de plantes.
19727
Image du produit pour «Nématodes Meginem® Pro contre les larves de l'otiorhynque»

Nématodes Meginem Pro

Nématodes pour la lutte biologique contre les larves de l'otiorhynque
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Image du produit pour «Nématodes Meginem Cold contre les larves de l'otiorhynque»

Meginem Cold Nématodes

Nématodes (Heterorhabditis downesi) pour la lutte biologique précoce et tardive contre les larves de l'otiorhynque à des températures du sol plus froides dès 8°C .
19801
Image du produit pour «ColeoStop® contre des otiorhynques adultes»

ColeoStop

ColeoStop est un produit biologique composé de nématodes. En plaçant ColeoStop, le nombre d'otiorhynques diminue progressivement.
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Image du produit pour «Carponem®» | © Andermatt Biogarten AG

Carponem

Carponem agit spécifiquement contre la courtilière, le ver gris et la tipule. Le produit biologique se compose de nématodes qui infestent naturellement les ravageurs précités.
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Image du produit pour «AquaNemix pour nematodes»

AquaNemix pour nematodes

AquaNemix est un appareil de dosage pratique pour épandre facilement et rapidement de grandes quantités de nématodes ou d'engrais liquide à 2%.
20153
Image du produit pour «Refuge pour chauves-souris Biogarten» | © RAZ Werkatelier

Refuge pour chauves-souris Biogarten

Le refuge en bois sert de gîte d'été et d'hiver à différentes petites espèces de chauves-souris.

Questions fréquentes sur les vers blancs et les larves du sol