L'hiver et le début du printemps sont la période idéale pour faire de grands projets. Alors qu'à l'extérieur, (presque) tout est en sommeil et que la nature reprend des forces, vous pouvez, dans le confort de votre salon, poser les bases de votre prochaine saison de jardinage. C'est le moment de rêver, d'esquisser et de réfléchir en toute tranquillité à ce que vous souhaitez cultiver l'année prochaine.
Mais une bonne planification, c’est bien plus qu’une simple liste de légumes souhaités. C’est votre boussole pour toute l’année de jardinage : elle vous indique quand et où planter quoi, quelles cultures s’accordent bien ensemble et comment utiliser vos plates-bandes de manière intelligente sans épuiser le sol. Grâce à une rotation des cultures bien pensée et à des cultures mixtes judicieuses, vous obtiendrez non seulement un meilleur rendement de votre jardin, mais aussi des plantes plus saines et moins de travail.
Voici ce que propose ce site sur le thème du jardin potager
L'autosuffisance ne commence pas avec le premier semis, mais avec un plan bien défini. Avant de commander des semences et d'aménager des plates-bandes, il est utile de faire le point en toute honnêteté sur votre situation : de combien d'espace disposez-vous ? Combien de temps pouvez-vous y consacrer ? Et qu'est-ce que vous et votre famille aimez vraiment manger ? Dans cet épisode, nous passons étape par étape du rêve à un plan de culture concret – adapté au balcon, au jardin d'une maison mitoyenne ou à un grand jardin familial.
Au lieu de vouloir tout cultiver en même temps, nous nous concentrons sur les cultures qui correspondent à votre quotidien, à votre emplacement et à votre niveau d'autosuffisance. Ainsi, votre jardin ne deviendra pas une source de stress, mais une source de récolte fiable.
1. Combien de temps peux-tu investir par semaine ?
2. Quel est ton objectif principal ?
3. Quelle est ton expérience ?
Avant de mettre la première graine en terre, prenez un bref moment pour vous émerveiller. Car il y a plus de vie sous vos pieds que vous ne le pensez : une seule cuillère à café de terre de jardin saine abrite plus de micro-organismes qu’il n’y a d’êtres humains sur Terre. Bactéries, champignons, vers, coléoptères : tout un écosystème qui travaille pour vous, silencieusement et sans relâche. Il décompose la matière morte, libère des nutriments, retient l’eau et tient les nuisibles à distance. En bref : prendre soin de son sol, c’est déjà avoir fait la moitié du travail de jardinage.
La bonne nouvelle : vous n’avez pas besoin de devenir un expert en sols. Mais cela vaut la peine de vous y intéresser un peu.
Les sols sont aussi variés que les jardins. L'essentiel en bref :
Vous ne savez pas exactement de quel type de sol vous disposez ? Prenez une poignée de terre, humidifiez-la légèrement et formez une boule. Reste-t-elle compacte et se modèle-t-elle comme de la pâte à modeler ? C'est de l'argile. S'effrite-t-elle immédiatement ? C'est du sable. La terre est-elle meuble, sombre au toucher et dégage-t-elle une odeur de forêt ? Félicitations : c'est un sol de jardin de la meilleure qualité qui soit.
Voici l’un des conseils les plus précieux : laissez la terre tranquille.
Le retournement classique de la terre à l’automne ou au printemps – autrefois une pratique courante dans tous les jardins – détruit précisément ce réseau fin de filaments fongiques, de galeries de vers et de structure du sol qui s’est constitué au fil des mois. Imaginez que vous démolissiez votre salon chaque année pour le reconstruire. Pas étonnant que le sol semble épuisé.
La meilleure méthode : ameublir plutôt que de retourner la terre. À l’aide d’une fourche à bêcher ou d’un cultivateur, brisez la terre, mais ne la retournez pas. Cela permet de désagréger les zones compactées sans détruire la structure du sol. Recouvrez ensuite d’une couche de compost ou de paillis – et les organismes du sol se chargeront du reste.
Pour les nouvelles plates-bandes que vous aménagez à partir d’une pelouse, la méthode « no-dig » est recommandée : posez du carton directement sur la pelouse (cela empêche l’herbe de pousser), recouvrez-le d’une couche généreuse de terreau – et le tour est joué. Pas de pioche, pas de transpiration, pas de mal de dos. Et le sol en dessous ? Il continue de vivre et de travailler.
Une idée simple mais géniale : le tube à compost (également appelé « composteur à vers » dans le potager). Il s'agit d'un récipient perforé que l'on enfouit directement dans le potager et dans lequel on dépose les déchets de cuisine, le marc de café ou les petits déchets de jardin. Les vers viennent d'eux-mêmes – par le bas – et transforment les matières là où elles sont nécessaires : dans la terre, près des racines. Si le potager surélevé n'est pas en contact avec le sol, vous pouvez y ajouter des vers de compost – comme dans le lombricomposteur mobile pour la cuisine.
Le résultat : un apport continu en nutriments, une activité accrue du sol, moins de tracas liés au tas de compost. Une solution idéale, en particulier pour les petits jardins et les plates-bandes surélevées.
Un bon sol n'est pas le fruit du hasard – mais ce n'est pas non plus sorcier. Apprenez à le connaître, nourrissez-le avec du compost et du paillis, laissez-le au repos aussi souvent que possible – et il vous rendra ce dont tout jardin potager a besoin : la base nécessaire à la croissance. Car ce que vous donnez au sol, il vous le rend – saison après saison. Dans l'épisode 2, nous vous montrons comment accompagner votre sol et vos plantes tout au long de la phase de croissance – afin que la première pousse se transforme en une véritable récolte.
Les plantes sont comme les êtres humains : certaines ont besoin d’un menu à cinq plats, d’autres se contentent d’un simple sandwich. En sachant cela, vous fertilisez de manière plus ciblée, vous préservez le sol et vous obtenez malgré tout un meilleur rendement.
La règle d’or : les plantes gourmandes (tomates, choux, courges) ont besoin de beaucoup de nutriments et bénéficient d’une plate-bande fraîchement fertilisée. Les plantes moyennement gourmandes (carottes, salades, épinards) se contentent d’une plate-bande qui a déjà été cultivée l’année précédente. Les plantes peu gourmandes (haricots, pois, herbes aromatiques) n’ont pratiquement pas besoin d’engrais – elles restituent même quelque chose au sol.
L'avantage : si vous connaissez ces catégories de plantes, vous effectuez automatiquement une rotation adéquate de vos plates-bandes. Les plantes gourmandes en nutriments l'année 1, les plantes moyennement gourmandes l'année 2, les plantes peu gourmandes l'année 3 – et l'année 4, vous offrez à la plate-bande un engrais vert pour lui permettre de se régénérer.
Le tableau suivant présente les principales cultures maraîchères, classées en fonction de leurs besoins en nutriments. En respectant cet ordre, vous préserverez la santé et la fertilité du sol.
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Plantes gourmandes (1re année) |
Plantes moyennement gourmandes (2e année) |
plantes peu gourmandes
(3e année) |
Engrais vert (4e année) |
| Tomates | Carottes | Pois | Phacélie |
| Choux (toutes variétés) | Betteraves rouges | Haricots | Moutarde |
| Courges / courgettes | Fenouil | Radis | Trèfle |
| Concombres | Salades | Herbes aromatiques (persil, aneth) | Lupin |
| Poireaux | Épinards | Oignons / Ail | Vesce velue |
Vous trouverez de plus amples informations à ce sujet sur notre page consacrée aux cultures mixtes.
💡 Conseil pratique : si vous ne disposez que de 2 ou 3 plates-bandes, répartissez-les entre une « plate-bande pour plantes gourmandes » et une « plate-bande pour plantes peu gourmandes », et alternez-les chaque année. C'est plus simple et cela fonctionne très bien, même sur une petite surface.
Dans le jardin biologique, la culture mixte est l'une des stratégies naturelles les plus efficaces pour protéger les plantes. Les bons voisins éloignent les ravageurs, attirent les insectes utiles et optimisent l'espace.
Quand on aménage un potager pour la première fois, on souhaite avant tout une chose : réussir. Car rien n’est plus motivant que la première récolte de ses propres mains – et rien n’est plus frustrant qu’un potager qui ne veut tout simplement pas pousser.
Ces 10 variétés sont celles que nous recommandons à tous ceux qui en sont encore à leurs débuts : robustes, productives et très tolérantes.
La récompense la plus rapide dans le potager : prêts à être récoltés en 3 à 4 semaines. Les radis sont pratiquement indestructibles, prennent peu de place et conviennent également pour le balcon. Si vous êtes impatient, commencez par là.
Conseil pratique : semez de manière échelonnée – une petite rangée toutes les deux semaines – vous aurez ainsi des radis frais en continu plutôt que trop d’un seul coup.
Astuce de combinaison : semez des radis entre les rangées de carottes – ils marquent les rangées pendant que les carottes germent et sont récoltés bien avant que les carottes n'aient besoin d'espace.
Multi-semis : idéal pour le semis en groupe – 4 à 5 graines par module, à repiquer ensemble.
Variées, rapides à cultiver et parfaitement adaptées à la culture en pot. L'avantage des salades à feuilles : on ne récolte pas toute la plante d'un coup, mais on coupe les feuilles extérieures – et la plante continue tout simplement de pousser. Une seule plantation, plusieurs récoltes.
Conseil pratique : en plein été, privilégiez les variétés résistantes à la chaleur – sinon, de nombreuses salades montent rapidement en graines et deviennent amères.
Astuce de combinaison : plantez les salades entre les tomates ou les concombres – elles profitent de la mi-ombre des grandes plantes et se sentent même mieux en été qu’en plein soleil.
Multi-semis : idéal pour le semis en bouquets – 4 à 5 graines par alvéole, à repiquer ensemble.
Elles poussent si bien qu’à la fin de la saison, on en fait cadeau aux voisins. Les courgettes sont robustes, très productives et n’ont besoin en réalité que de soleil, d’eau et d’un peu d’espace. Une seule plante suffit pour commencer – vraiment.
Conseil pratique : les petites courgettes ont meilleur goût que les grosses. En les surveillant quotidiennement, vous les récolterez au bon moment.
Astuce de combinaison : plantez des courgettes avec des haricots nains – les haricots fixent l’azote directement dans le sol, et les courgettes vous remercient par une croissance luxuriante. Plantez de la capucine en bordure de plate-bande pour attirer les pucerons.
Il suffit de les semer, ils ne demandent pratiquement aucun entretien et offrent une récolte abondante. Les haricots nains se fertilisent pour ainsi dire tout seuls, car, en tant que légumineuses, ils fixent l’azote de l’air dans le sol – un véritable cadeau pour la terre du jardin.
Conseil pratique : les haricots n’aiment pas l’humidité stagnante. Un sol bien drainé et un emplacement ensoleillé – ils n’ont besoin de rien d’autre.
Astuce de combinaison : plantez des haricots nains avec des carottes ou des courgettes – une combinaison classique où les plantes se sont mutuellement bénéfiques.
Et si vous avez de la place : plantez des haricots à rames sur un tuteur à côté des courges – la célèbre culture des « trois sœurs » des peuples autochtones d'Amérique du Nord.
Elles demandent un peu de patience, mais très peu d’attention. Quand on a goûté une fois à des carottes cultivées soi-même, on n’achète plus celles du supermarché que par nécessité. La différence de goût est stupéfiante.
Conseil pratique : les carottes apprécient un sol meuble et profond, sans cailloux – sinon, elles poussent tordues et noueuses. Ce qui a aussi son charme, mais c’est une autre histoire.
Astuce de combinaison : associez les carottes à des oignons ou des poireaux – les oignons éloignent la mouche de la carotte, tandis que les carottes protègent les oignons contre la mouche de l'oignon. Un partenariat de protection mutuelle des plus efficaces.
Le printemps et l'automne sont la saison des épinards. Ils poussent rapidement, prennent peu de place et constituent une excellente culture intercalaire sous des plantes plus grandes. Double avantage : ils recouvrent le sol et permettent d'économiser l'arrosage.
Conseil pratique : mieux vaut faire une pause en été, car les épinards montent rapidement en graine sous l'effet de la chaleur. Semez à nouveau en septembre pour la récolte d'automne.
Astuce de combinaison : plantez les épinards en sous-culture sous des tomates ou des choux – ils profitent de l'ombre, recouvrent le sol et permettent ainsi d'économiser l'eau. Et ils sont récoltés bien avant que les grandes plantes ne les étouffent.
Multi-semis : idéal pour le semis en grappes – 4 à 5 graines par alvéole, à repiquer ensemble.
Peu d'espace, grand effet. Les herbes aromatiques poussent très bien sur le balcon et en pot – et celui qui a déjà récolté son propre basilic n'achètera plus jamais ces petits pots en plastique flétris vendus au supermarché.
Conseil pratique : le basilic aime la chaleur et déteste les courants d’air. La ciboulette et le persil sont nettement plus résistants – idéaux pour tous ceux qui oublient d’arroser.
Astuce de combinaison : plantez le basilic juste à côté des tomates – le duo le plus classique du potager. Le persil se marie bien avec les tomates et les radis. La ciboulette fait bonne figure en bordure de potager, où qu’elle soit – elle éloigne d’ailleurs les nuisibles.
Oui, des tomates – mais les petites. Les tomates cerises pardonnent davantage les erreurs de débutants que les grosses tomates charnues ; en revanche, elles produisent à profusion et, cueillies directement sur la plante, elles ont un goût de bonbon. L'entrée en matière idéale dans l'univers des tomates.
Conseil pratique : les tomates ont impérativement besoin d'un emplacement ensoleillé et à l'abri du vent. Et un ébourgeonnage régulier – les petites pousses entre la tige principale et les feuilles – permet de garder la plante en bonne santé et de garantir un bon rendement.
Astuce de combinaison : plantez du basilic juste à côté, des tagètes en bordure de plate-bande – et des carottes en interculture entre les deux. Cette combinaison protège, parfume et, en plus, est magnifique.
Ils grimpent, fleurissent et sont si bons à déguster directement sur la plante qu’il n’en reste presque rien pour la cuisine. Les pois sont parfaits pour les familles avec des enfants – et pour tous ceux qui aiment grignoter pendant le jardinage.
Conseil pratique : semez tôt – les pois aiment la fraîcheur et peuvent être mis en terre dès le mois de mars. En plein été, ils sont généralement déjà récoltés.
Astuce de combinaison : utilisez les pois comme culture préliminaire – ils enrichissent le sol en azote et préparent la plate-bande pour les cultures suivantes, telles que les carottes, les salades ou les choux. Un semis échelonné toutes les 3 semaines prolonge la récolte jusqu'au début de l'été.
Multi-semis : idéal pour le semis en grappes – 4 à 5 graines par alvéole, à repiquer ensemble.
Comestible, magnifique et astucieuse : en tant que plante-appât, elle attire délibérément les pucerons vers le bord du parterre, loin de vos légumes. Les ravageurs la préfèrent, mais vous pouvez tout de même ajouter ses fleurs éclatantes à votre salade ou les utiliser comme décoration. Rarement l'utilité a-t-elle été aussi jolie.
Conseil pratique : plantez la capucine au bord de vos plates-bandes – elle y remplit sa fonction de plante-appât tout en apportant une touche esthétique.
Astuce de combinaison : plantez-la au bord des plates-bandes, autour des courgettes, des courges ou des tomates. Les fleurs et les jeunes feuilles sont comestibles – en salade, en décoration ou comme garniture relevée sur du pain. Belle, utile et gratuite de surcroît.
Qui bêche, perd. Du temps et la structure du sol, pour être précis.
L'efficacité commence dès la graine.
Adieu les marathons d'arrosage.
La devise de Nadine en matière de jardinage est la suivante : « Si je jardine, c’est pour que ça ait du goût ! ». Et c’est exactement ainsi qu’elle jardine. Son tout premier potager sur le balcon regorgeait déjà de baies, d’herbes aromatiques, de tomates, de radis et de salade à couper. Et cela n’a cessé de prendre de l’ampleur ;-). Et comme dit le proverbe : c'est en forgeant que l'on devient forgeron·ne ! Elle a elle aussi connu quelques revers. Mais cela ne l'empêche pas de se lancer à corps perdu dans la culture et l'entretien de ses propres fruits, baies, légumes et herbes aromatiques.