Ce que les plantes, les pollinisateurs et les oiseaux migrateurs nous révèlent sur le moment idéal dans le jardin. Ça commence au plus tard en février : on a les mains qui démangent. Les premières perce-neige apparaissent, le sol a une odeur différente, quelque part, un bourdon bourdonne déjà. Mais que peut-on déjà sortir ? Quand faut-il tailler les rosiers, quand est-ce trop tôt, quand est-ce trop tard ? Le calendrier mural n’est pas d’une grande aide ici. Les plantes ne se conforment pas à une date – elles réagissent à la température, à la lumière et au sol.
C’est précisément là qu’intervient le calendrier phénologique. Au lieu de quatre saisons, il en compte dix – début, milieu et fin du printemps et ainsi de suite, jusqu’à l’hiver. Elles ne commencent pas à une date fixe, mais lorsque les perce-neige fleurissent, que les pommiers bourgeonnent ou que le colchique d'automne pointe le bout de son nez.
Quand planter, quand tailler, quand récolter – la réponse ne se trouve pas dans le calendrier mural, mais dans le jardin lui-même. Voici les dix moments de la nature et ce qu'ils signifient pour votre jardin et pour vous-même.
À propos : il n’y a pas de chiffres dans le cercle. C’est volontaire. La phénologie ne mesure pas en jours, mais en floraisons – et celles-ci dépendent de la région, de la météo, de l’altitude et, désormais, du changement climatique. Vous en saurez plus à ce sujet plus bas, dans le chapitre « Phénologie et changement climatique ».
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Le terme «phénologie» vient du grec et signifie «science des phénomènes». Elle s'intéresse à ce qui se manifeste dans la nature : quand un bourgeon éclot, quand la pomme rougit, quand les hirondelles reviennent.
C’est à partir de ces observations que naît le calendrier phénologique – qui ne divise pas l’année en quatre, mais en dix périodes : début, milieu et fin du printemps, début, milieu et fin de l'été, début, milieu et fin de l'automne et hiver.
Chacun de ces dix moments de la nature ne commence pas à une date précise, mais lorsque telle ou telle plante phénologique indicatrice fait son apparition. Les perce-neige annoncent le pré-printemps, la floraison des pommiers le plein printemps, celle des tilleuls le plein été, et le colchique d'automne le début de l'automne.
Ce qui peut sembler banal est en réalité un savoir ancestral : depuis des siècles, les agriculteurs s’orientent à l’aide de ces repères – avec moins de tableaux Excel et plus de patience que nous aujourd’hui. La phénologie est étudiée scientifiquement en Suisse depuis 1951. C’est à cette époque que Bernard Primault a fondé le réseau d’observation phénologique au sein de MétéoSuisse.
Aujourd’hui, des bénévoles observent 26 espèces végétales différentes – du noisetier au châtaignier – dans quelque 160 stations. Ils notent quand les bourgeons éclatent, quand les feuilles changent de couleur et quand les fruits mûrissent.
Leurs données montrent noir sur blanc ce que beaucoup ressentent depuis longtemps : en Suisse, le printemps commence aujourd’hui cinq à dix jours plus tôt que dans les années 1980.
Pourquoi cette mesure plus fine est-elle préférable au calendrier mural ? Parce que les plantes ne connaissent pas de date. Elles réagissent à la température, à la lumière et à l’humidité du sol – c’est-à-dire à ce qui se passe réellement dans une région à un moment donné. La floraison des pommiers au Tessin a généralement lieu deux à trois semaines plus tôt qu’au Toggenburg, à 1 200 mètres d’altitude. Celui qui se fie à une date fixe doit soit faire face à des gelées tardives, soit perdre de précieuses semaines de jardinage. Celui qui s’oriente en fonction des plantes saisit le bon moment de la nature.
Les indications de temps figurant dans ce calendrier – «vers la mi-février – mi-mars» ou «environ 42 jours» – sont donc des moyennes calculées sur de nombreuses années et dans différentes régions. Elles servent de repères, et non de règles gravées dans le marbre. Lors d’une année chaude, le début du printemps commence trois semaines plus tôt, lors d’une année froide, trois semaines plus tard. Et au Tessin, l’année de jardinage se présente tout à fait différemment qu’en Engadine.
À Genève, on consigne depuis 1808 la date à laquelle les bourgeons d'un seul marronnier éclatent. À Liestal, depuis 1894, on note la date à laquelle un certain cerisier fleurit. Ces deux séries constituent les plus longues séries de données phénologiques d'Europe – un projet intergénérationnel remarquable. Au printemps 1816, le marronnier de Genève a bourgeonné le 23 avril. En 2002, il a ouvert ses premiers bourgeons dès le 29 décembre. C'est ça, le changement climatique – mesuré à l'aune de un seul arbre.
Voici un aperçu des dix saisons phénologiques : les plantes indicatrices, ce qui se passe actuellement dans la nature – et ce qu’il y a à faire dans le jardin. Les dates indiquées sont données à titre indicatif ; selon la région, l’altitude et les conditions météorologiques de l’année, tout peut varier de deux à quatre semaines. Le noisetier fleurit plus tôt au Tessin qu’à la Vallée de Joux, ce qui fait partie de la nature même de ce calendrier.
Il s'écoule souvent quatre mois entre l'apparition des premières perce-neige et la floraison des pommiers – et pendant cette période, la nature subit trois transformations radicales. C'est pourquoi la phénologie fait la distinction entre le début du printemps, le milieu du printemps et la fin du printemps.
vers mi-février – mi-mars
Plantes indicatrices : perce-neige, chatons de noisetier, saule marsault (qui sauve les premiers bourdons)
Dans la nature : les premiers bourdons et abeilles sauvages s'aventurent dehors, les hérissons mâles se réveillent, les mésanges charbonnières chantent, les premiers étourneaux reviennent du sud
Dans le jardin : taille des arbres fruitiers les jours sans gel, préparation du sol, premiers semis sur le rebord de la fenêtre, nettoyage des nichoirs, plantation des plants à racines nues par temps sans gel
vers mi-mars – fin avril
Plantes indicatrices : le forsythia (ou le prunellier, qui attire les abeilles sauvages)
Dans la nature : les hirondelles reviennent, les anémones des bois fleurissent, les abeilles sauvages s'activent, les crapauds migrent
Dans le jardin : tailler les rosiers, semer dans la serre, diviser les vivaces, repiquer les plants pré-cultivés
vers fin avril – fin mai
Plantes indicatrices : fleurs de pommier, lilas, muguet
Dans la nature : chants de coucous, vol des hannetons, abeilles sauvages sur les pommiers – phase critique pour la pollinisation
Dans le jardin : après les saints de glace, sortir les tomates et les poivrons, planter les vivaces, semer directement en pleine terre, planter les bulbes et les tubercules
Ce qui commence par la floraison parfumée du sureau se termine par le sorbier aux fruits rouge vif. Entre les deux se trouve le plein été – avec ses 42 jours, la plus longue période de végétation active de l'année dans le jardin. Trois moments de nature au cours desquels le jardin se réinvente : de l'explosion florale à la saison des récoltes.
vers début juin – début juillet
Plantes indicatrices : sureau noir, robinier, apogée de la floraison des prairies
Dans la nature : apparition des lucioles, première fauche, saison du rhume des foins, martinets au-dessus des toits et premiers oisillons (oiseaux chanteurs) en vol
Dans le jardin : récolter les fleurs de sureau (pour le sirop !), tailler les plantes vivaces pour une deuxième floraison, tailler les arbustes à baies après la récolte, ébourgeonner les tomates
vers début juillet – mi-août
Plantes indicatrices : tilleul d'été, chicorée sauvage, tournesol ; groseilles mûres
Dans la nature : la diversité des papillons est à son apogée, les sauterelles stridulent, les martinets tournent en essaims
Dans le jardin : arroser et pailler, couper des boutures, faire un deuxième semis de carottes, de salades et de radis, récolter les graines pour la saison suivante
vers mi-août – mi-septembre
Plantes indicatrices : les pommes précoces sont mûres (par ex. la pomme Klara), le sorbier brille d'un rouge vif, la bruyère est en fleur
Dans la nature : les hirondelles se rassemblent sur les fils électriques – atmosphère de renouveau, les premiers papillons diurnes se font plus rares
Dans le jardin : semer un engrais vert sur les parcelles récoltées, replanter des fraises, pré-cultiver les légumes d'hiver, planifier la plantation des bulbes
Le colchique d'automne marque le début, les feuilles de chêne qui tombent marquent la fin. Entre les deux, on récolte, on plante – et on range petit à petit. Mais pas trop soigneusement, car le jardin d'automne est aussi un refuge hivernal pour les animaux.
vers mi-septembre – mi-octobre
Plantes indicatrices : colchique d'automne, baies de sureau mûres, cynorrhodons de roses (sauvages) (un festin pour les grives et les rouges-gorges)
Dans la nature : les dernières hirondelles disparaissent, les étourneaux et les grues migrent en volées, les hérissons cherchent un abri pour hiberner
Dans le jardin : récolte des poires et des quetsches, plantation des bulbes à floraison printanière (crocus, perce-neige, tulipes), plantation de l'ail, poursuite des semis d'engrais verts
vers mi-octobre – début novembre
Plantes indicatrices : chêne, marronnier, noyer ; changement général de couleur du feuillage
Dans la nature : les écureuils cachent leurs réserves pour l'hiver, on trouve des champignons partout, les châtaignes craquent sous les chaussures
Dans le jardin : planter les derniers bulbes de tulipes, semer les légumes d'hiver, déterrer les bulbes de dahlias et autres, pailler les arbres fruitiers ; c'est maintenant le meilleur moment pour planter des arbustes à racines nues – rosiers, arbres fruitiers, haies
vers début novembre – début décembre
Plantes indicatrices : dernière chute des feuilles, les feuilles du chêne tombent en dernier – la saison de végétation touche à sa fin
Dans la nature : arrivée des hôtes hivernaux venus du nord : pinsons du Nord, jaseurs boréal, grives litornes
Dans le jardin : faire un nettoyage partiel plutôt qu’un nettoyage en profondeur. Laisser les tiges, les tas de feuilles et les brindilles pour les insectes hivernants et les hérissons – si l’on nettoie trop minutieusement maintenant, on exclut ses colocataires
À première vue, le jardin semble immobile. Mais en y regardant de plus près, on s'aperçoit qu'il continue de vivre : sous terre, dans les tas de broussailles, au milieu des volées d'oiseaux. Et nous aussi – avec nos projets pour la nouvelle saison.
vers début décembre – mi-février
Plantes indicatrices : la rose de Noël fleurit – parfois au milieu de la neige
Dans la nature : oiseaux à la mangeoire, grives litornes dans les haies, traces dans la neige, silence
Dans le jardin : nettoyer et affûter les outils, planifier les semis et les plates-bandes, entretenir la mangeoire, tailler les arbres fruitiers les jours sans gel
Les plantes ne parlent pas, mais elles révèlent tout. Ceux qui savent déchiffrer leurs signaux savent, sans consulter le calendrier, quand il faut intervenir dans le jardin. Ces 10 règles empiriques de phénologie ont fait leurs preuves depuis des générations – et elles s’appliquent à toutes les altitudes et à toutes les conditions météorologiques, car elles ne se basent pas sur une date, mais sur l’état de la plante.
| Si.... | ...alors |
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Les perce-neige fleurissent, les chatons de noisetier libèrent leur pollen |
Taille des arbres fruitiers lors des journées sans gel, plantation de plantes à racines nues |
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Le saule marsault fleurit (le petit-déjeuner des bourdons après l'hiver) |
Semer les pois, carottes et épinards directement en pleine terre |
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Le prunellier fleurit (ou le forsythia, si vous en avez un dans votre jardin) |
Taille des rosiers – maintenant, pas avant |
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Les pommiers fleurissent |
Les tomates, poivrons et toutes les plantes sensibles au gel peuvent être mis en terre |
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Le sureau fleurit |
Récolter les fleurs de sureau (sirop, Hugo, petits gâteaux), tailler les plantes vivaces pour favoriser une deuxième floraison |
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Le tilleul à grandes feuilles fleurit |
Le milieu de l'été est là – arroser, pailler, couper des boutures |
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Le sorbier se pare de rouge |
Semer des engrais verts sur les parcelles récoltées |
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Le colchique d'automne fleurit |
Planter les bulbes à floraison printanière, planter l'ail |
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Les feuilles de chêne tombent |
C'est le moment idéal pour les plantes ligneuses à racines nues – rosiers, arbres fruitiers, haies |
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La rose de Noël fleurit dans la neige |
Trier les semences, planifier les plates-bandes pour la nouvelle saison |
Le printemps arrive plus tôt : en 1816, le marronnier de Genève a débourré le 23 avril. En 2002, c'était déjà le 29 décembre.
Entre ces deux dates s'écoulent 186 ans – et l'un des plus importants décalages du calendrier naturel jamais documentés.
Les données issues des observations phénologiques montrent un décalage manifeste. En Suisse, le début du printemps survient aujourd’hui en moyenne cinq à dix jours plus tôt que dans les années 1980. Pour certaines variétés à floraison précoce, ce décalage est nettement plus important – le marronnier de Genève n’en est que l’exemple le plus célèbre.
Dans le même temps, la fin de l’automne s’étire : la période de végétation s’allonge, mais devient aussi plus fragile. Ce qui semble être un prolongement bienvenu de la saison de jardinage présente un revers sur le plan écologique. Les plantes réagissent fortement aux températures – les pollinisateurs, les oiseaux migrateurs et les insectes réagissent à d’autres signaux : la lumière du jour, leur horloge interne, la disponibilité de la nourriture dans leurs régions d’origine.
Lorsque les pommiers fleurissent avant l’éclosion des abeilles sauvages, les pollinisateurs font défaut. Lorsque les hêtres bourgeonnent avant l’éclosion des chenilles, les oisillons trouvent moins de nourriture dans le nid.
Le calendrier naturel est déréglé. Paradoxalement, le débourrement précoce augmente le risque de dégâts dus aux gelées tardives. Les plantes qui bourgeonnent dès la mi-avril sont plus vulnérables que celles qui ne démarrent qu’au début du mois de mai. Une seule nuit froide suffit à détruire une floraison de pommier – un phénomène que les arboriculteurs suisses observent plus fréquemment ces dernières années.
Que pouvons-nous faire pour y remédier dans notre jardin ? La diversité ! Un jardin comptant vingt variétés de plantes différentes, qui fleurissent successivement de février à novembre, constitue une assurance – contre le manque de pollinisateurs, contre les pertes dues aux gelées tardives, contre les décalages du calendrier naturel. En misant sur des plantes indigènes, des périodes de floraison échelonnées et des habitats interconnectés, vous rendez votre jardin résilient face au changement climatique.
Le jardinage phénologique et le jardinage biodiversifié sont les deux faces d’une même médaille.
Les observations phénologiques ne sont pas une science pratiquée à huis clos. Elles reposent sur le fait que les gens observent leur environnement – et signalent ce qu’ils voient.
En notant quand le pommier bourgeonne ou quand les premières hirondelles reviennent dans votre propre jardin, vous contribuez à affiner les connaissances climatiques pour toute la Suisse.
PhaenoNet – le réseau d'observation suisse. Tout le monde peut participer sur phaenonet.ch. La plateforme est gérée conjointement par GLOBE Suisse, MétéoSuisse, le WSL et l'EPFZ.
Il suffit de choisir une plante à proximité – un pommier, un noisetier, un tilleul – et de noter les stades de son développement : premier bourgeon, floraison, maturation des fruits, changement de couleur du feuillage, chute des feuilles. Un seul arbre, observé sur plusieurs années, fournit déjà des données exploitables.
Un message par phase suffit.
Oiseaux, papillons, abeilles sauvages – Les observations de la faune fournissent elles aussi des données.
BirdLife Suisse organise chaque année en mai l’«Heure des oiseaux de jardin» et en janvier le recensement suisse des oiseaux d’hiver : il suffit de compter les oiseaux dans son jardin pendant une heure, de transmettre ses observations en ligne, et le tour est joué.
Les papillons et les abeilles sauvages peuvent être signalés via infoflora.ch et infofauna.ch, ou à l’échelle internationale via iNaturalist.org – ce site vous aide même à les identifier (application).
Même si l’on ne souhaite pas envoyer de données à des projets de recherche, on peut tout à fait profiter, pour soi-même, des observations de la nature. Un simple carnet dans lequel on note quand fleurit la première perce-neige, quand le sureau bourgeonne, quand les premiers martinets poussent leur cri, vaut son pesant d’or au bout de deux ou trois ans. On développe ainsi une intuition pour son propre environnement qu’aucune application météo ni aucun guide pratique ne peuvent remplacer – et l’on se rend compte, par la même occasion, que l’on perçoit soudain les moments naturels les plus importants avant tout le monde.
Télécharger le journal de jardinage
au format A5 -
assorti au journal de jardinage
Pour que vos observations ne se limitent pas à un seul été, mais permettent une comparaison d’une année de jardinage à l’autre : nous avons conçu un journal de jardinage phénologique à imprimer soi-même, comprenant un tableau pluriannuel pour chacun des dix moments de la nature.
C'est chaque observatrice qui décide elle-même quelles plantes et quels animaux suivre – le journal ne fournit que la structure. Au bout de trois ans, on voit noir sur blanc comment le printemps a évolué dans son propre jardin.
Pour celles et ceux qui en veulent plus : le journal de jardin Biogarten est un bullet journal pluriannuel destiné aux jardinières et jardiniers – un classeur A5 à anneaux. À l’intérieur, vous trouverez de la place pour la planification des plates-bandes, une matrice de cultures mixtes, un calendrier des semis, un journal de renforcement des plantes, un radar des habitants du jardin et bien plus encore. Le journal phénologique le complète parfaitement : il apporte la comparaison pluriannuelle des dix moments de la nature.
C’est avec son premier grand jardin de balcon que Nadine a commencé à s’intéresser à la manière de planifier les travaux de jardinage de manière fiable. Au cours de ses recherches, elle est tombée sur le terme de « calendrier phénologique ». Depuis, elle observe attentivement ce qui se passe dans son jardin et les tâches à venir. Après plus de 20 ans d’observation – y compris son rhume des foins, qui s’est révélé être un « système d’alerte précoce » étonnamment fiable –, elle rythme son travail en fonction de la nature, et non du calendrier mural. ;-)